mercredi 22 décembre 2010

LA BARRIÈRE D'ÉTEL

                                 À Marc Mosnier, qui m'a jeté dans la Toile.




Les autres oiseaux sont venus,
C'est ce qu'il fallut dire aux vents.
Et il y eut des mots engloutis.

Fille de ma fille mère dans ma mère,
Absentes ô fausses absentes !
Je me rappelle la barrière d'Étel.

Vivre fut peindre, mon amour.
Fut voyager, et immobile,
Percer le Ciel d'un ciel.

Je me rappelle la barrière d'Étel,
Le ciel poudre d'oiseaux et de pilotes,
La mer fête de morceaux de choses sauvages !

Avec les doigts d'étrangleuse de la terre,
Avec les suçons d'eau du lointain,
Je me rappelle la barrière d'Étel.

Les autres oiseaux sont venus,
Absentes ô fausses absentes !
Étranglés furent les mêmes mots.


Je me rappelle la barrière d'Étel.






Devais-je divulguer cet affrontement sans le moindre rocher entre terre et océan, juste entre Quiberon et Lorient? Et où, Dieu merci, l'on n'allait pas trop encore ? 



   

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