vendredi 9 septembre 2011

LE TITRE ? JAMAIS.

ALLEMANDE.

Je veux une forêt derrière une forêt, une robe
rare, une bête, une autre autre - sinon vivante,
au moins mal morte.


COURANTE.

Et toi c'est le reste de quoi ? Il faut bien être
celui ! Et l'auteur, et celle qu'il a aimée ? C'est celle
qu'il est ce garçon - non ?



SARABANDES.

Une robe c'est quelque chose qui a quelque 
chose d'autre. Un autrefois peut-être ? Mais
non. 

Un mouvement qui n'a jamais été. Des gestes,
des mots. Créés pour l'oubli bien sûr.

Une traînée dans la vie d'un pauvre. 

Un ciel ? Oui mais impossible.

Et en riant, en riant toujours - une robe.





























 

2 commentaires:

  1. Si :)

    C'est délicieux, décidément, ces vendanges.

    Vous la fouillez en toute imprudence (la langue) et j'envie cette hardiesse finalement retenue.

    Cela soulève en moi des voyages.

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  2. Grand merci Natacha, notamment pour la rapidité du commentaire alors que le blog était en congé à durée indéterminée. Mais surtout pour ces quelques mots pesés et précieux. Pour faire mon coquet je dirai que si " cela soulève en moi des voyages ", nous voilà deux imprudents avec la langue. Tout part du fait qu'il n'y a plus que des choses comme ça à dire. Il s'agit ici bien sûr, pieds et poings liés, de se battre contre la communication. Avec les moyens du bord. Avec aussi un peu de métier. Pour, au moins la langue, rêver à elle-même et avec elle. Dire des secrets profonds qui ne se disent pas, et sans les dire : C'est le pari, secret aussi, de l'entreprise qui m'aide à vivre.

    Très chaleureusement à vous. 

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