dimanche 1 juillet 2012

MERCI

     Pourquoi merci ? Parce que je vous le devais enfin ! 
    Trois ans que je parlais à l'imparfait,  un peu en latin, un peu dans un français daté, un peu (surtout) dans des poèmes.

     Oui il fallait vous remercier un jour de me lire depuis les lieux les plus insolites, statistiques à l'appui : en France (même en France) en Argentine, jusque chez les Mahométans. Chaque jour je regardais sur la planisphère quel nouveau pays j'avais conquis - j'étais assez féru des jeux de stratégie où l'on conquiert le monde : Blogger n'eût jamais dû me fournir pareille carte et l'actualiser jour après jour, tant j'étais joueur.
     D'ailleurs toi, là, en Estonie, ne m'avais-tu pas été infidèle la semaine dernière ? Gaffe à mes drones !
    
    L'agacement était de mode. Le sérieux ? Aucun effet. La provocation ? Non plus.
    Vraiment, plus j'allais, plus je pensais que la provocation s'était faite convention.
     Et le sérieux ? Eh bien il l'était resté.
     Donc le risque d'être agaçant. Sans méchanceté.
     Un agaceur n'est pas méchant.
    
      Une envie terrible de temps.

     Oh oui de temps. C'était que comme vous on m'en privait, de cette catégorie kantienne, de cette quatrième dimension, en ce monde affolé à la moindre "3D" quand ladite "3D" n'était, somme toute, que la vision binoculaire conférée au lémurien né juste après les dinosaures pour que cet inoffensif mammifère pût enfin distinguer une branche d'un fruit.
     Ouais. Vraiment envie de temps.
    
     Ce n'était pas le moment, si l'on en croyait les prédictions des Hommes pour les Hommes dans les quelques mois à venir.
    
     Et c'était bien - pour ces raisons entre autres - qu'il fallait armer ce qui dans nos vies, et présentement dans nos façons d'écrire, ce qui entretenait la souplesse d'être, et d'y continuer.

    (Exemple typique de clarté et de simplicité : "d'y continuer" veut dire "continuer à être" - on vous assure que la langue simple est aussi facile, de plus intéressante musicalement)

     Je disais tout cela car je n'avais pas eu un seul de vos commentaires à censurer, quoique vous fussiez suffisamment nombreux. Je tenais à vous en remercier.

      Je ne voulais pas croire que vous étiez indifférents. Donc je me flattais que vous aviez compris ceci : la langue utilisée en italiques n'avait en fait rien d'emprunté et ne se développait que parce que sans elle, quand j'y pensais, les choses que je disais, je ne les eusse jamais dites.
    
     Je vous priais à cette occasion de me pardonner mon irrégularité. Je ne tenais pas le Blog. Ainsi d'ailleurs que je tenais fort peu de choses et ne m'en vantais pas du tout, croyiez-moi.

      Je venais à vous parfois, ainsi, et c'était tout. Un petit rêve.

      Pour finir je recommandais à tous Kwarkito que je ne connaissais pas autrement que par son Blog. Perfection en mots, en images, en régularité  : il disait mieux que moi une sensibilité qui me semblait souvent à nous deux commune.

      Pour preuve je citerais deux minces nuages qu'il avait, un jour, et dans un ciel, photographiés, quand je ne les avais que vus.    

     
    


5 commentaires:

  1. Merci beaucoup je suis très touché..... Mais rassurez moi vous n'allez pas cesser ce blog et ces retouches au réel qui le rendent plus poétique et supportable à qui le lit...

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  2. Cher Kwarkito, mes installations m'ont privé d'internet quelques jours et j'avoue n'avoir pas cherché ailleurs. Rassurez-vous, oui : découvrir à l'instant la chaleur de votre commentaire, par exemple, m'invite à ne pas négliger ces petites pages.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    1. Eh bien en toute honnêteté ,je ne sais ce qui a censuré cela ou je suis vraiment cinglé. En plus ça dénierait le propos. Vraiment je suis confus. Ou alors c'est encore une certaine farce d'un certain copain. Trugarez bras.

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  4. Mais de rien. Nous ne faisions que vous rendre la monnaie de vos pièces. Vous nous étiez précieux, en italiques comme ailleurs.

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