mardi 28 août 2012

COURANTE, QUATRE SARABANDES


Le silence est la flûte du silence
Le chat se plisse l'existence
À l'aide d'yeux fermés mais fermés

Mère étrangère éternelle
Piège guérison par guérison
Non le poète n'a 
    Jamais mais jamais raison

L'Aconcagua a son sommet la flûte
On croirait une nuit morte
Appel à l'aide aux étoiles

Père imprononçable père
Brèche dans mon nom et dans mon nom

La flûte est la flûte du silence
Père ils m'ont suivi les enfants et les rats
  
Le chat rit de veille de sommeil
     
     À gros yeux ronds
     À vrais yeux fermés





*





Ce cheval qui hennissant
Urine un reste de ce cheval

O chemin ô oubli de pas oubliés
En qui les êtres sont restés

Et par qui la forêt a dormi -
Laisse, je protège le crépuscule



 
Chemin voici ma fille
Tiens bien son sang entre ses jambes

Ecarte les chênes et les chênes
Qui encombrent la moitié de son sommeil

Roule route et joue un peu d'infini
Voici la voyageuse tu ne la connais pas





Garçon le chemin le mystère
Ne sont pas du monde - ni ton sexe en larmes

Chats et sages rient n'existent pas  
Mais lui se dresse inconnu de toi

Parfois tu meurs parfois les blés
Ecartent leurs jambes trop loin





Toi inconnue pour rester inconnue
Oh voile le vent en silence

Ne donne rien même de muet 
Dis seulement "chemin" au chemin

Et secoue ton cou pour toujours
Tête de cheval crachant l'espace



 
 

2 commentaires:

  1. Oui...

    Vous me faisiez penser à l'Armand Robin du Temps qu'il Fait, parfois...

    Mais, oui.

    RépondreSupprimer
  2. Seriez-vous né quelque part ? Vous plairait-il en sus que j'aie une vie aussi bordélique qu'A. Robin ? Désolé Jehoël de, c'est non. J'espère mourir vieux à force de simulation. Bon, je vous avoue que de Robin je connais la Fausse Parole, mais non le Temps qu'il Fait. Je vous remercie surtout de lire ces poèmes, qui sont ce qu'ils sont mais j'aimerais pouvoir mieux. Bien à vous.

    RépondreSupprimer