lundi 8 juillet 2013

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE 7, 8



7

Cette nuit mon amour il fait nuit
Pleines sont les lunes et les louves
Tes cils ne te brûlent qu'avec peine
Je pèse tes doigts qui disparaissent
Il y a bien la cloche du lointain
Alors pourquoi cet orgue près de toi
Pourquoi ce hibou de paupières
Le convoi tourne où tourne le convoi



8

Ceux qui ont de leur corps la lampe

Explorent avec sang le linge
Empilé au pied de la tragédie
Il faut la ville il faut la place du centre
Avec la durée nue des mendiants
Pour que toute nuit se consume
Pour que tout invisible brûle
Voisine, nous saluer est rosée




        




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