dimanche 20 octobre 2013

MANUEL D'ENFANCE


                                                                                                                                                                             




1. Pour moi.


Vous-même, votre soeur naguère, je marche dans la douceur de mon pays. Dans l'enfance des arbres.




2. Pour mon sous-main de Paul Delvaux. Pour Fernand Chocapic.


Dehors, il pleut, elle tient debout par les tresses. Elle coince ses cheveux dans les trains qui s'enfuient.




3. Pour un instant. Enfui bien sûr. Enfui seulement pour moi.


Jardins toujours, la chambre bleue, l'agonie dans les tourelles. Votre serment dans ma gorge écourte ces tourterelles.








J'aurais aimé que Pierre Peuchmaurd ait lu ces choses et les ait trouvées dignes.



7 commentaires:

  1. Bon eh ben finalement c'était Marco. Ce gros c. m'a fait perdre des heures à rêver de Charlotte G. Donc ce n'était pas l'autre con, le vrai, qui se demande ce qu'il vient faire là-dedans pour une fois qu'il n'a rien fait, et avec qui je n'avais "pas une minute à perdre". Ben c'est réussi, je peux être fier, moi. Je ne regrette ni Marco, ni l'être méprisé, ni mes trois poèmes ci-dessus. Ni le message délivré à kwarkito si vous allez voir, ni surtout le post de kwarkito. En musique baroque, ces différentes tonalités s'appellent le tempérament, et je suis à contre-pied de cette époque qui en manque : voici la tempête, voici le sommeil, voici les étrangers, voici l'enfance, voici l'art de la vieillesse... on ne sait plus passer d'une chose à une autre, on fait tous pareil tout le temps, ce à quoi nous aident nos téléphones, nos transports et nos infos. Cette leçon de ténèbres en me marrant encore.

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  2. Parlant de clavier bien tempéré, je vous prie d'apprécier le sérieux de Marc Mosnier, sa précision hallucinante quand il s'agit de travailler, d'oeuvrer. Ce n'est pas Jéhoël qui me contredira, il est en train de broder ou de tailler son bois.

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  3. Je ne recommencerai plus, promis juré !

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  4. Il vous sera beaucoup pardonné. Mais c'est bien parce que vous avez réussi votre coup. Le mensonge ne fait pas partie des sept péchés capitaux, vous avez de la chance.

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  5. La vraie enfance de ce sous-main de Paul Delvaux, à mes yeux, est parfaitement digne. J'ai bien failli entrer en résonance (mais sans doute suis-je trop sensible).

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  6. Merci Fernand. La prochaine fois, faillez.

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  7. Ces textes sont très beaux et très inspirés.....

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