mardi 20 mai 2014

AIMES-TU LE VENT OU LE CONTRAIRE XIV / XV



Adolescente pour elle ce mot
Est presque encore un cheval libre
Et puis voici que les violons
Présentent à l'oreille leur cercueil
Rire sort d'une bouche de la voisine
Etre d'ailleurs ne se fait pas
Moi j'ai appris les dix cascades
Dix dévalées de dix montagnes

                         
                         *


Il y a, sous les mots, ce qui a mal fui, le vieux hurlement arrangé. Les gouttes de sang les fiancées plombées au centre d'être tourterelles, le printemps, toute cette douceur qu'on vous arrache.

                         
                         *


L'accordéon le coeur
Qui pend encore du coeur
O autre trop absent pour être
Il faut sauver l'eau qu'on me porte
Aveugle très tremblant d'enfance
A peine retenu par mon nom
Moi aussi j'aime l'amour et le désert
Trop absent pour autre il faut sauver

   






2 commentaires:

  1. A Jehoël. Merci merci merci. (Ici l'artiste s'incline). Evidemment ce spectacle qui n'aurait pas eu lieu sous le concours de nombreux moi-mêmes que je remercie (ici le public applaudit, d'obscurs moi-mêmes sortent de leurs machines et acceptent une bouteille ou une fleur, mais ce n'est pas leur truc d'être devant le public donc ils s'en vont émus). Et on vous rejoue un vieux truc bien sûr.

    " ACCORDEON LE COEUR IL PEND DU COEUR
    LE CONVOI TOURNE OU TOURNE LE CONVOI
    FILLE OU PUITS - MOI EST LA MARGELLE. "

    On applaudit encore vaguement car c'est sans espoir et puis on s'en va avec l'idée que décidément on est sensible.


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