jeudi 1 mai 2014

TROIS DESORDRES LES PLUS PARFAITS, MAIS : TROIS.

Le 10/04/2014 DE L'ERE CHRETIENNE.




Charrue rêveuse pour le soir. Je soussignée terre remuée, étant être et sous le poids des astres, et sur l'insistance du créé notamment hommes appelés hommes, atteste 

avoir repris une cuillerée d'étoiles.



                              *


Bel amour raté oh ma conquête déjà barrée, c'est comme si j'avais peint. J'atteste, en ton sommeil,

avoir retouché une caresse.


                              $


Je soussigné atteste l'avoir vu le lièvre arctique Le galoper tout ce silence

Pour survenir en d'autres mondes

Moi qui ai prononcé les mots
Du maître du maître des neiges

Elle va vers le froid la première
Diront les uns diront les autres

Et s'agissant de ma mère

Moi qui ai prononcé les mots
Du maître du maître des neiges

Ecoute ce qui est ou jamais
Est jamais à jamais tu
Ou un secret n'est rien

Diront les uns diront les autres


Un secret à jamais tu n'est rien
                         










  

4 commentaires:

  1. Le début est bien, la fin est faible.

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  2. Vous l'avez senti. "Faible " est un peu fort. Mais il y a de cette fuité éperdue qui sied à la répétition. Non, à la relecture, pas tant que ça. Mais vous l'avez senti, oui. " La pureté d'un révolution peut se maintenir quinze jours " disait Cocteau. Maintenir un poème sur son fil plus de quelques lignes est déjà un exploit. Le métier de funambule est un cadeau qui se remet chaque jour sur le gâteau.

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  3. Que vous répondre, ami ? Hein, que vous répondre ? Je médite une heure avec respiration ventrale et je vous réponds ici ou nulle part.

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    1. Je fais fi de vos finasseries, je maintiens : le début est bien, la fin est faible. Le danger de l'auto-publication me rappelle un comédien hors pair, metteur en scène, miraculeux d'enseignement, qui a donné un one-man-show pénible pour ses amis : il lui avait manqué le regard d'un autre. J'ai moi-même vécu l'expérience : un spectacle d'apprenti, puis deux ou trois conseils bien sentis, et le deuxième spectacle bien plus juste. Dans le domaine présent, je le reconnais, c'est plus équivoque. Dans le spectacle le regard est celui d'un pair (oh, c'est raide...) : dans l'édition le regard est souvent celui d'un épicier qui n'a pas encore déchargé le camion des autres.

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