mardi 1 juillet 2014

XXIII et XXIV AUX FIERS COMBATTANTS DE L'IIEL QUI SONT DIGNES (DE COMBATTRE), ET D'ETRE DES CONS.

Qui connait la lumière est en prière
Comme qui est à cheval est en exil
Si les yeux se trompent non les cils
La suite oh la suite oh la suite
Un dieu une fièvre un ennemi
Presque une victime d'avoir pensé
Car ma femme et ma lampe sont pauvres

                                                    

Je me retire en pensée dévorée
"Dite et redite et soudain proférée"
Ecolière écolière frontalière
Née attablée et aux raisins
Je me retire aux pauvres gens 
O moi poupée irrespirable
Au combattant qui réexiste
Je promets mon jardin ma fixité 




  





























5 commentaires:

  1. Bien sûr, toujours un. Je ne pense pas à eux. Le reste de l'humanité, dont les miens, en a toujours fait autant. Mais c'est l'actualité. Il faut donner à faire aux garçons de quinze à vingt-cinq ans, sinon ils trouvent directement un ennemi et trouvent une juste cause à leurs atrocités. Mais pas tous. La médecine, si elle voulait, pourrait supprimer la géopolitique et les guerres de religion. D'accord, elle n'a pas les moyens. Mais si elle le voulait vraiment.

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  2. D'accord, en même temps, laisser tout aux médecins...

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  3. "Qui connait la lumière est en prière" alors là, bravo. La suite me fait penser à du St John Perse. Au fait, tout cela, c'est résultat d'un travail ou hasard du jaillissement (ou combinaison des deux) ?
    Et " Née attablée et aux raisins
    Je me retire aux pauvres gens
    O moi poupée irrespirable " ... j'en suis jaloux

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    1. Je suppose que par " hasard du jaillissement", vous entendez le son du bonheur des rencontres rendu audible par une écoute suffisamment silencieuse ?

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    2. Oui oui, je vous réponds bien. Jehoël a une jolie formule. A Guillaume, je pense pouvoir répondre "exacte combinaison des deux" : au "hasard du jaillissement" peut succéder une immédiate insertion, ou le remplacement d'autre chose, dans une matière déjà en place ; ou le bouleversement de quelque chose qu'on croyait sûr ; l'appel ou le rappel d'un élément. L'huile se craquèle comme chez Watteau ou m'encombre à sécher pendant des année : je porte tel vers comme un poids pénible que je ne sais pas où poser, depuis l'âge de quatorze ans. En cela la mise en ligne est aussi saine que la vente d'un tableau, pour continuer cette comparaison. D'autre part ces textes (Aimes-tu le vent ou le contraire) se veulent à la fois autonomes et pièces d'une ARABESQUE, je crois ce mot assez bien venu, où s'impose un dosage de la répétition, de la variation et de la nouveauté. Après, il me faudrait plus de longueur, de réflexion et de mise en question de la poésie en général que n'en peuvent contenir un commentaire ici. Saint-John Perse, Guillaume, m'agace un peu car j'essaie d'échapper à son attraction depuis ma jeunesse et je croyais y être arrivé !

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