lundi 13 octobre 2014

BRÈVE SIBYLLE

Pour Kwarkito, en réponse à un message d'amitié.




Sibylle limpide de mon village
Au corps mutilé et qui parle donc
Me voici et déclarer le tumulte
Entre le Tigre et entre le Tigre
Mais nos moineaux sont ainsi faits
C'est de ma tête qu'ils disparaissent
J'ai la chance de grimper au mur
Où il fallait s'écorcher dans l'enfance









4 commentaires:

  1. Gaffe, si je ne me retiens pas, ça va faire une nouvelle série avec de nouveaux mots pour préciser les anciens : nouveaux mots, à bas les vieux mots! Mais tant que les journaleux me parleront de mon Emily en titrant "Brontë divines", tant que nous nagerons dans cette vulgarité qui a quelque chose de djihadiste, moi je continuerai : si mon vocabulaire est attendu, me reste la syntaxe. Et puis le vieux mur d'en face, et mes enfants, et les enfants des autres, qui font l'objet, avec les ordures, d'un ramassage chaque matin.

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  2. Vous attendez le verbe dans la dernière phrase ? Je vous comprends. Il y avait là, avant une absence de verbe, l'occasion d'un superbe point-virgule. "Reste" est un verbe censé résonner, et il était juste avant : donc une phrase nominale s'est emparée de tout mon être.

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  3. Voilà qui est très beau... Et n'appelle aucun autre commentaire... Du moins de ma part

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  4. Merci et bonjour kwarkito. Ton blog a le don je crois, et pas que chez moi, d'inviter l'expression, y compris celle de l'angoisse, l'horrible affaire des sages, très étrangère aux cinglés. Très quelque part à toi dans l'inactuel.

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