vendredi 10 octobre 2014

INACTUEL MILITANT

Te reporter au 23 décembre 2012 si je ne m'abuse. Troisième commentaire je crois. Et je datais évidemment de ce jour. Oui, j'aurais dû faire notaire.

Non, pour être sérieux, ce n'était pas tant le présent - et bien au contraire - qui m'importunait, que l'actuel. 

La question : te renvoyer à tel commentaire que je venais de me mettre à moi-même en relisant un texte de moi-même d'il y avait deux ans était-il équivalent à dormir dans la chambre d'un mort sur le lit d'un mort qui t'avait mis au monde ? Fallait-il d'ailleurs éviter cette opération et cette question, les faire, les dire, frissonner à leur idée, plaisanter, ne penser qu'à sa descendance si on l'avait - génétique ou spirituelle - éviter, éviter encore, revivre, revivre encore, voyager, rester, aventurer, être en pantoufles, se refermer, se faire fou si cela signifiait de l'être, sage, addictif à une chose commune, à une chose secrète, soudain violent, soudain apathique, soudain élève d'une école après avoir enseigné ?

Non, pour être sérieux, ce n'était pas tant le présent et bien au contraire, qui m'importunait - que l'actuel.

La ponctuation est la petite fille adorable de la langue écrite. 

(Oui, oui, c'est parce que les petites filles étaient des chieuses (pas chineuses, espèce d'ordinateur qui prétend soudain remplacer mézigue) que j'évitais justement la ponctuation dans beaucoup de mes poèmes - et beaucoup plus qu'à cause d'Aollinaire que je révère)

Mais je parlais trop au présent, donc j'étais fatigué, donc mes lecteurs aussi.  




3 commentaires:

  1. Eviter, oui, je serais assez pour. S'entraîner à l'évitement, jusqu'à l'évasion ?

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  2. Je savais que vous viendriez.
    Wichtige Frage. Daran hier keine Antwort. Schade, Freund.

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  3. Oui, quand je parle mal, je parle mal en allemand. A bientôt.

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