dimanche 20 septembre 2015

OISEAUX OISEUX

Sous forme d'hommage à Madame Claire Laffay.


J'aurais pu appeler ça aussi : L'OISEAU L'ARCHANGE II.

Certainement pas à Fernand.


Voilà pour la présentation du concert de ce soir.


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Hum, hum (je m'accorde). Donc faites exprès de tousser. Après, défendu, les vieux. Et ne mourez pas au milieu de l'adagio, ça ne se fait pas. Entre l'adagio et le scherzo ? Non. Non plus.

(Cher public, les vieux sont chiants alors il faut leur indiquer la voie à suivre. A peu près la même que la nôtre, d'ailleurs, à cela près qu'un vieux ou une femme, de nos jours, ça se croit tout permis.)

Hum, hum (nous nous accordons, ce qui réalise un progrès).

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Le silence.

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Les petits traits, il y en a bien eu six ? 
(Merci.)





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Rare est l'oiseau.
Il suffirait qu'il ne soit rien.

Très suffisantes sont les oiselles,
Qui passent,
Comme tous les oiseaux.

On ne dit pas d'un ami qu'on a choisi car on choisit toujours un ami, jamais un amour.

On ne dit pas, dis-je, d'un ami, c'est un mammifère, on est comme un, lui et moi,

On se trait à l'aube et, croyez-moi, ça fait très mal d'être trait.

Non, on dit de quelqu'un qu'on aime ou qu'on déteste en général, 

(il est fréquent d'être indifférent)

Mais en général : celui-là c'est un oiseau rare. Mieux, c'est L'oiseau rare.

Il y a une oie rare dans Sherlock Holmes. Lisez Conan.

Mais il y a peu d'oies rares. Si peu, qu'elles sortent de partout, là, tout d'un coup, aujourd'hui. Pourquoi aujourd'hui ?

Mon petit gars, dans la vie, tu apprendras que les choses t'arrivent toujours aujourd'hui. Jamais jamais. Je voulais dire jamais, virgule, jamais.

On les appelait, distraitement, les oiseaux. Tiens ! Un oiseau.

Sans doute ma petite faut-il être à peu près distrait pour voir un oiseau. Jamais complètement. Sinon on ne l'a pas vu. Et puis être complètement distrait, ça n'existe pas.

Surtout en guerre. Quand les autres ne sont plus rien d'autre que les autres. Sauf ta maman si tu en as eu une. Je veux dire une qui est connue, qui est célèbre pour toi.

Quand on tombe, et si on tombe, c'est dans ta tombe 

car je te parle.

D'une voix qui m'est à moi-même étrangère. Une affaire venue, compliquée, des oiseaux. Car les oiseaux, très compliqués de leurs ailes, sont du temps. Du temps un peu plus compliqué que du temps.

Oui. Les oiseaux sont du temps un peu plus compliqué que du temps.

Dit le paléontologue : très rares sont les fossiles des oiseaux. 

Ossature, mais si presque que le vent.


On trouve des becs et j'en ai un et je l'ouvre. On ne trouve rien d'autre et je n'ai rien d'autre et je la ferme.

On trouve, rarement, des couilles. Des couilles d'oiseaux. 

On se les met où on met tout : dans sa collection.

Oui très rares sont les fossiles des oiseaux. Un ours de mes amis, qui fut lourd, comme tout bon ours, me le disait récemment.

Les oiseaux c'est le contraire de l'ours, dit l'Inuit.

C'est le contraire de la baleine.

Dit l'in-nuit.

C'est ça de creuser un trou dans la glace quand il n'y a plus de glace, plus de glace. Plus de grâce, plus de grâce.

C'est ça quoi de taper du pied dans l'inutile.

D'écouter un quatuor, un jour, avec des gens. De se taire ensemble devant la bonne odeur du violon.

Même les vieux se taisent avant de se taire.

Même les femmes oublient de disposer de leurs cuisses.

Même les oiseaux oublient d'avoir des arbres. Les couilles s'oublient l'une l'autre. Tout est bien. 

















                      









2 commentaires:

  1. Ah, pour Fernand pour son commentaire de l'autre fois : je parlais d'un poète majeur nommé Pierre Peuchmaurd, c'est de ça qu'il faut m'entretenir. Ma compagne ou mon compagnon n'ont stricto sensu rien à voir avec IPSA LINGUA. Mais merci cher ami de me lire et de me commenter quand je ne le fais pas moi-même. C'est intéressant, ce que je commence là, aujourd'hui. Pourvou qué ça doure, comme disait maman Bonaparte tandis que d'un coup d'aile, paf, je t'abolis le Saint-Empire. Dieu sait si, comme Jospin, je n'aime pas Napoléon. Mais, voyez-vous Fernand, il s'agissait aujourd'hui d'oiseaux. Donc d'aigles par exemple. Beau titre, tiens : "D'aigles par exemple". Ouais, vous causant en toute candeur, je retiens. C'est surtout le Blog qui retient. Et puis cette horreur, Sade, appelée "divin marquis", lettre par ce slettre pa quand même commencé une lettre par cette cime de poésie : "L'aigle, Mademoiselle..." Libre à la demoiselle de lire la suite. Ou de n'entrer ni en sexe ni en poésie.

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  2. Les commentaires sont plus terribles que le texte. Bien sûr on peut "modérer", supprimer, tout ce qu'on veut. Mon aventure est peut-être de décider de ne jamais rien supprimer... Je me reprends donc. Pouet pouet, donc voilà. " Et puis cette horreur, Sade, appelée "divin marquis", a quand même commencé une lettre par cette cime " etc.

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