mercredi 9 novembre 2016

CRUCHE EST VERSER








Mais le tonnerre ma petite mais le tonnerre, t'imagines ?


On prend le tonnerre par la racine sinon il reste le tonnerre, et le mot, là, n'existe plus


Et puis, s'arracher au mot suivant

Au pauvre qui traîne sa vie comme le pauvre mot suivant




Alors moi le matin c'est le jardin aussi  sans le reste de la Terre

Juste un petit matin avec un petit vivant mais je n'ai pas de jardin 

Alors j'ai des médicaments et j'ai et tu as notre violence


*


Exercice de cœur cousu.

Les mêmes femmes entre les deux mêmes guerres lavent le même linge au même lavoir 

Alors n'oublie pas entre deux mots c'est deux déserts n'oublie pas

C'est deux déserts, 

donc

T'entraîner à la bouche bée


*

Même l'avion on n'est même pas mort. N'importe où on n'est même pas mort. C'est n'importe où. Les portes peu importe et les ports on est même partout. Bref mais on vous infeste, eh la bande des microbes !


*
 
Enfant nue à la vitre enfant qui ne manges pas, même sans genoux maintenant, que puis-je faire ? Une cuillérée d'étoiles ? Que puis-je faire ?


*


Vous, d'autres questions, la vie y répond lentement. Etre un torrent et un détour vous comprenez ? Non ? Et maintenant vous comprenez ?


*

Un, 

rue vide avec un chat noir. 

Deux, 

rue vide. 

Merci  le chat pour ce temps tout entier. 

Trois, 

dire "vide". 


Impossible ?

Alors s'arracher de se le dire



N'est-ce pas, le chat ?

                                        
*


Ni mots ni rien pour retourner avant les arbres
avant le vent à mon extrême naissance ô nid doux mot barbare

Ni mots,           rien,

Rien


*

Rare est l'oiseau, oui il chante, c'est presque ce n'est rien

A la porte rare est le chien qui tire la langue du jardin

Rare est l'oiseau oui il chante c'est presque ce n'est rien

L'avion à 10000 mètres rare il est l'histoire des gens et presque c'est crashé et ce n'est rien 



*

Les promeneuses sont souvent elles, alors comment les promener ? Des fois c'est l'automne, des fois l'existence


SOLITUDE. Alors c'est l'inconnu. D'abord j'y reste. Après je l'appelle autrement. Et puis elle me devient



*



Un peu d'horreur n'existe pas.  L'Araignée ne consent à dévorer que Tout.



*


Non je ne me rappelle rien d'absolu, peut-être un arbre, ou un autre arbre. 

A la chasse au silence, c'est le temps qui



*


Saisir l'instant en faire un aigle lâcher l'aigle en faire un ciel lâcher le ciel



*

C'est pleuvoir désert. Nu pied d'une jeune fille éternelle 

qui va d'elle-même 

Chassant les passés chassant soulevant les sables

Oasis du cœur oasis du sexe ô vieille vieillesse approche-toi,

Viens me dire me redire

Pas que je suis née, non

Plutôt qu'enfin je naisse. Afin que je remeure



*



Tais-toi quand tu verses parce que verser c'est du silence

Surtout parce que tu es toi,

et intraduisible en Silence
















   






 

 

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