jeudi 19 janvier 2017

AH C'EST DEJA LE 20 ?

Ici je lisais : " Allez à la rencontre de vos lecteurs". Là : "Dites ce qui vous passionne" etc. C'était la publicité des fabricants de blogs, pour qu'on devînt blogueur.

Qu'on entendît bien que je n'allais à la rencontre que de mon destin, comme chacun;  que je me déprenais de toute injonction de dire, parfois même vînt-elle de moi; et que, hors poème, me couler dans cette langue qui paraissait peut-être hérissée à certains était sensible et honnête. 

Allez, la langue parlait d'elle-même. J'étais elle comme être Mongol était porter un aigle sur son poing ou Indien des Grandes Plaines chasser le bison. J'étais un chasseur qui renonçait à la chasse parce qu'il fallait renoncer à la chasse; qui y allait pour se nourrir et nourrir les siens, priant le frère animal que j'abattais.  Oh je n'y allais que pour cela, et avec crainte ! Et, ami des chats - si ami d'eux - j'approuvais l'extermination de millions de chats en Australie parce que cette espèce invasive, à l'instar du dingo, chien ensauvagé, avait anéanti des fétiches, le loup marsupial, le wombat. Je n'acceptais pas, je n'accepterais jamais, cette extinction de la vie multiple; même pas au motif que l'homme avait besoin pour sa santé de la bile de l'ours ou d'autre chose. 

Qu'on ne se trompât pas sur ce blog.  Il était durable, enfin avait vocation de durer. Et n'avait pas vocation à relever les jolis détails dont ma génération pût encore faire son profit, sachant la promesse que l'Homme se faisait de la mort de la Vie sur terre. Qu'on ne comptât pas sur moi pour des joliesses. Même si je gardais parfois un  tic "années 70" - que je ne reniais pas et dont je tâchais de garder le suc avant de passer mon tour. 

Blog durable, j'en étais fier. Ainsi reportiez-vous ici en 2011. Depuis qu'un an les perruches avaient enfin émigré, paraissait-il dans le Val-d'Oise (j'avais un très jeune gamin qui vivait dans les forêts, et qui comme ceux de Sherlock Holmes à Londres, me servait d'agent) on réentendait nos piafs. 

Je commençais, en fait, à me méfier des blogs et de celui-ci.  

Ah, voyiez-vous l'heure ? Je mordais trop sur mon compte de sommeil. A bientôt. Je ne "justifie rien", je publie et non édite. 

Et à grand jamais je ne justifierais mes dires par une image. Alliez voir kwarkito qui seul à ma connaissance, et avec constance, associait image et texte harmonisant les deux en inventeur génial.


En revanche j'appréciais depuis peu nombre de blogs forts différents du mien où avec goût un poème jouxtait une photo souvent belle.  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire