jeudi 16 mars 2017

LA NUIT SEMEE D'ENDROITS IV







Sœur d'impossibles jardins, traceuse d'oiseaux manqués par la guerre dans le ciel rouge dans le ciel noir. D'oiseaux manqués par mes gestes d'arbre. Et d'oiseaux dans pas un ciel, de beaux oiseaux tous échappés au peintre de l'invisible. Et qu'on met à crier là, pour toujours.





*





Nue encore dans mon corps, traînée dans des nuits oubliées, morte, en haillons de peau et de souvenirs. Nue chaudement dans mon cœur. Nue dans de la soie, dans le pollen de la lune, nue dans le centre du centre du monde.





*





Sois douce, il y a trop peu d'ombre au monde, trop peu de nuit pour baigner la foudre. Sois dans mes mots le mot enseveli, sois le mot orpheline, sois la fontaine des profondeurs du cœur.
 






1 commentaire:

  1. Encore repris en ligne après relecture... pour revenir à une version antérieure. Voilà, c'est mieux, c'est fini, ça tient.
    C'est le lot des écrivains-éditeurs que nous sommes dans nos blogs d'avoir deux regards sur nos productions (j'écris/je publie). Ayons-en conscience : soit on s'abandonne au flux (de nous, du monde), on écrit des "humeurs" uniquement ; soit on se sent responsable de la moindre trace qu'on laisse dans sa vie, de son empreinte biologique, que ce soit devant nos enfants ou un ou des dieux.
    Humeur / œuvre.
    Un acte qu'on peut regretter avec honte plus tard parce qu'il est trop instantané (à la Dostoïevski) / Une "ubris" sclérosée au point qu'on va vivre encore un peu, très finement soi mais sans yeux et sans oreilles.

    Il n'y a pas à choisir. Les deux, mon général. J'ai connu des brouillons, des urgences, qui étaient des organisations. Des timings des organisations si définies et intouchables que c'étaient des cachettes du chaos.

    Trop pour un commentaire. Je développerai(s). Bien à vous tous qui me lisez.

    RépondreSupprimer