mardi 9 mai 2017

IRLANDAISE

Pour Hermione,



Pour toutes les futures années
mortes pour les mots qui sont
d'autres mots volés pour les
silences qui sont des mots
sans bouches pour les furieux
habitants de tous les coeurs



vagues ici mêlées d'océans
de choses géantes penchées
et d'écritures tel mon oubli



j'ai dit des flûtes face au vent
creusé mes joues troué le néant
avec les notes montré chacun
à chacune cherché dans des prénoms
superstitieux de bateaux
des copains pour l'Irlande et
je suis resté déjà mort 
déjà moins infini 
que mon enfance





prenons le bac de là à là
charbon de corbeaux
de Lilrush à Tarbert
fumées de pauvreté
ou fillettes de charbon
manœuvrant l'estuaire
chants riants vêtus
de leurs ancêtres de leurs
cheveux déjà mêlés
à leurs musiques rousses 

 
et chantant qu'un jour
dans leur chant 
le vent sera
les cheveux absolus




c'est tout ce que je veux
que mes mots ne soient
pas empoisonnés mais
enivrés par le bout du monde
c'est tout ce que je veux





à force d'être absent me voilà
pendant que se déchire toute
l'Irtande déchirée où est le
vent s'il n'est pas ajouté 
à l'absolu




si le vent n'est pas ajouté à
ta joue je le claque
  


herbe herbe fine quel est
ton nom est-ce le nom
serré entre les dents de
la terre quel est ton âge
est-ce l'âge du torrent
est-ce la moitié de
l'âge du torrent




 



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